6 October 2016 | 2016

Pourquoi les prix des vols en jet privés peuvent passer du simple au double ?

Eymeric Segard opens the doors of the Private Aviation Terminal in Geneva to the journalist of La Liberte the swiss daily newspaper.

Aviation d’affaires - Dans ce secteur les prix peuvent voler très haut

 

Difficile d’avoir une fourchette de prix pour un vol en avion d’affaires. «Il n’y a pas de surveillance. C’est le propriétaire de l’avion qui fixe le tarif», relève Eymeric Segard, fondateur et directeur de LunaJets, un courtier du secteur. Il propose des vols sur mesure, en profitant des avions inutilisés des clients des compagnies, ou des vols à vide quand un avion rentre au bercail après avoir déposé ses passagers. Des charges fixes toutefois, «car un avion, ce n’est pas comme une belle voiture de sport. Son acquéreur ne peut pas le sortir du garage à sa guise». Il doit le confier à un opérateur, pour l’immatriculer auprès de l’Office fédéral de l’aviation civile, le parquer, fournir personnel de bord et pilotes, assurance et maintenance. La compagnie s’occupe aussi, sur demande du propriétaire, de louer l’appareil, souvent via un courtier justement, pour accroître sa visibilité. Propriétaire et opérateur évitent de perdre de l’argent, le courtier se rémunère grâce à une commission, «entre 3 et 7%» du prix total du vol, indique Eymeric Segard. Ce prix oscille entre 115 000 francs pour relier Zurich à Tijuana, au Mexique, à moins de 3200 francs pour une liaison Genève - Nice. La clientèle? «Des personnes qui voyagent en avion d’affaires, mais ne veulent plus payer le prix fort.» Pas le même modèle d’affaires qu’à la fondation de la société ou il visait les clients de première classe prêts à payer plus cher pour se faire plaisir. «La crise financière de 2008 est passée par là.» LunaJets table sur 2500 vols cette année, soit environ sept par jour.

 

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Rachel Richterich - La Liberté - mardi 04 octobre 2016 - http://www.laliberte.ch/